Thinking in Ecology

Comment l’industrie de la mode pollue la planète ?

industrie de la mode
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L’industrie de la mode, ainsi que l’industrie textile est la seconde industrie la plus polluante au monde. La surconsommation a un énorme coût écologique, et pour prendre conscience de son empreinte écologique, je vais vous montrer le cycle de vie d’un vêtement :

1. La production des matières premières de l’industrie de la mode

  • Coton – l’une des matières premières les plus utilisées pour nos vêtements. Mais le problème, c’est que produire du coton est nocif pour la planète. Car d’abord, il faut utiliser des pesticides. En effet, le cotonnier est un petit être fragile, pour qu’il grandisse correctement et rapidement, les producteurs appliquent jusqu’à vingt traitements sur une même parcelle chaque année. Au total, un quart des pesticides utilisés dans le monde est dédié à la culture du coton. Après les pesticides, le cotonnier a aussi besoin beaucoup d’eau. Par conséquent, pour produire un t-shirt, il en faut 2700 litres d’eau.
  • Polyester – la matière première le plus utilisée. Le polyester ne peut pas être trouvé dans la nature comme le coton, c’est un tissu fait à base de pétrole – une industrie qui émet beaucoup de CO2.

2. La transformation des matières premières de l’industrie de la mode

Chrome, mercure, plomb, cuire ou cadmium : sont les substances toxiques utilisées quotidiennement dans la production du textile. Les usines utilisent ces substances pour teinter, délaver ou pour assouplir le coton. Cependant, ces produits chimiques finissent donc souvent dans la nature à la sortie des usines. Et ces substances toxiques contaminent aussi les vêtements que nous portons. Concrètement, Greenpeace a analysé 78 échantillons de vêtements neufs, parmi eux, cinquante-deux présentaient des traces de ces substances, pourtant interdites.

3. La transportation de l’industrie de la mode

Entre le champ et la boutique, le vêtement peut avoir parcouru une fois et demie le tour de la terre. Prenons l’exemple du pantalon : le coton a pu être produit en Ouzbékistan, transformé en Inde, teint au Maroc, et enfin vendu en France. Cela produit beaucoup de tonnes de gaz à effet de serre.

4. Le lavage de l’industrie de la mode

Quand on lave les vêtements à la machine, des microfibres se détachent, ces microfibres sont tellement petites qu’elles ne sont pas filtrées et elles finissent donc leur course dans les océans. Malheureusement, elles sont mangées par les poissons qui finiront dans nos assiettes.

Comment s’habiller de façon plus éco ?

En tant qu’acheteur, on peut faire mieux. D’abord, réfléchissons avant d’acheter, a-t-on vraiment besoin de ce nouveau jean ou de cette nouvelle robe ? Ensuite, lisons les étiquettes. Dans l’idéal, il faut privilégier les écolabels et le coton bio.

Voici 3 étiquettes de certification éco-responsable les plus connues de l’industrie de la mode :

OEKO-TEX

OEKO-TEX, certifie que les textiles sont sans risques pour la santé, durables et très fonctionnels. Par exemple, ce label exige que les fibres utilisées respectent l’environnement (traitement des eaux usées, limitation des produits de synthèse…).

GOTS

Le label GOTS signifie Global Organic Textil Standard. Il a été créé en 2008 et se réfère aux produits en coton, laine, soie et chanvre. Il permet de certifier l’origine biologique des fibres et le respect de l’environnement et de l’être humain, dans les processus de fabrication.

MAX HAVELAAR

MAX HAVELAAR, c’est le label du commerce équitable. Il garantit que le produit répond aux critères internationaux du commerce équitable portant sur les conditions de production et la rémunération du producteur. Il garantit le respect des conventions de l’Organisation internationale du travail (OIT).

2 réflexions sur “Comment l’industrie de la mode pollue la planète ?”

  1. Avatar

    Perso, je n’ai pas les moyens d’acheter des fringues “bio”. On a fait le choix avec mon conjoint d’acheter nos vêtements en seconde main. C’est très très rare que l’on achète du neuf pour s’habiller. On a pris l’habitude d’user nos vêtements jusqu’au bout / trou avant d’en acheter d’autres. On a aussi beaucoup moins de vêtements qu’avant.

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